Lancement de publications sur des enjeux urbains contemporains

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Deux livres, publiés aux Presses de l'Université Laval, dans la Collection Études urbaines, seront lancés à la Faculté de l'aménagement :

Toit urbain – Les défis énergétiques et écosystémiques d’un nouveau territoire 

Sous la direction de Alena Prochazka, Sandra Breux, Catherine Séguin Griffith et Pierre Boyer-Mercier.

Si le paysage urbain des toits constitue une préoccupation naissante au sein de la communauté scientifique, notamment au regard de l’impact écologique qu’entraînent ces étendues imperméabilisées, sa relation à l’énergie et à l’écosystème urbain demeure encore relativement inexplorée. Partant de l’idée que le toit détient un potentiel susceptible de faire émerger une nouvelle culture de l’énergie - tout en offrant des espaces qui proposent une qualité de vie et une qualité paysagère inédite où convergent la nature et l’habitat humain dense, l’objectif principal de cet ouvrage est de poser les jalons d’une réflexion sur les conséquences du rôle de l’énergie et des écosystèmes sur les formes et les stratégies architecturales et aménagistes du toit. En ce sens, ce manuscrit s’organise en trois parties. La première partie expose des réflexions et prises de position sur la nécessité de mettre sur pied un développement soutenable.

 

La deuxième partie offre un regard architectural et urbanistique sur le toit. La dernière aborde les multiples fonctions du toit. En portant un regard plus spécifique sur les cas de Montréal, Paris et Chicago, cet ouvrage fait place à des interventions de praticiens (consultants, fonctionnaires, municipaux, etc.), de chercheurs, d’architectes, d’étudiants et offre une réflexion interdisciplinaire sur un territoire en devenir que certains nomment « la cinquième façade urbaine ».


Mobilité et exclusion, quelles relations ?

Sous la direction de Sébastien Lord, Paula Negron-Poblete et Juan Torres.

Longtemps considérée comme le simple résultat des effets de frictions multiples de l’espace sur l’accessibilité des territoires, la notion de mobilité est depuis les dernières décennies l’objet, notamment en sciences sociales, d’une conceptualisation riche et stimulante en matière d’épistémologies, de théories et de méthodologies. Si de nouvelles façons d’analyser la mobilité peuvent s’affranchir de perspectives purement géographiques, c’est pour mieux rendre compte de la complexité et de l’interdisciplinarité de la mobilité, voire même pour attribuer à cette notion polysémique, peut-être maladroitement, le statut de fait social total (Mauss, 1923). À tout le moins, la mobilité est aujourd’hui une notion incontournable en recherche, en planification et en intervention urbaine. Il est ainsi pertinent de la définir et de l’étudier mais surtout de la comprendre, tellement la maîtrise de ce qui provoque les mouvements des individus, des biens et des informations, tout comme les conséquences de ces mouvements, sont des causes et des effets cruciaux dans le l’équilibre et l’équité des territoires et des sociétés.